Abondamment diffusé sous forme d’album-souvenirs d’estampes ou de photographies, l’image de Paris incendié après la Commune attira peu de peintres. Ces décombres modernes, échos de soubresauts politiques trop récents, ne concordaient sans doute pas avec la poétique habituelle des ruines pittoresques. Hormis Meissonnier, qui a laissé une vue célèbre des Tuileries après le désastre, seuls quelques artistes étrangers ont affronté ce motif : le hollandais Siebe Ten Cate peignant les vestiges des Tuileries longtemps après l’incendie ou son compatriote Frans Moormans, l’Hôtel de Ville encore fumant.