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Le Pont-Neuf

Le Pont-Neuf

  • Mascaron du Pont-Neuf
    Mascaron du Pont-Neuf
  • La Samaritaine
    La Samaritaine Pasquier, Robin et Bourron
  • Le Pont-Neuf et la pompe de la Samaritaine, vus du quai de la Mégisserie
    Le Pont-Neuf et la pompe de la Samaritaine, vus du quai de la Mégisserie - Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet

Le Pont-Neuf


Le plus ancien pont de Paris fut construit dans la seconde moitié du XVIe siècle pour permettre la liaison entre le Louvre, demeure royale, et les nouveaux quartiers de la rive gauche. Sa construction à la pointe occidentale de l'île de la Cité fut décidée en 1577 par Henri III (1574-1589) sur la requête du prévôt des marchands, Pierre Lhuillier. Les travaux furent interrompus par les désordres politiques et les guerres de religion entre 1588 et 1598. Le pont ne fut inauguré par Henri IV (1589-1610) qu'en 1606. La construction du Pont-Neuf fut une œuvre collective, à laquelle travailla entre autre la commission nommée par Henri III. Les plans seraient des architectes Baptiste du Cerceau (1545-1590) et Pierre des Iles, tandis que Guillaume Marchand en serait le principal entrepreneur.

 


Un projet royal


Salle 10, rez-de-chaussée, Hôtel Carnavalet
Mascaron du Pont-Neuf


 Le Pont-Neuf se compose de deux ponts distincts se rejoignant sur le terre-plein situé à la pointe de l'île. Ils sont unifiés par l'emploi de la même corniche soutenue par des consoles ornées de mascarons en fort relief représentant des têtes expressives et variées.
La construction du pont entraîna d'autres opérations d'urbanisme tel que l'aménagement d'un terre-plein maçonné à la pointe de l'île, où allait trôner la statue équestre du roi Henri IV offerte en 1604 à la Ville de Paris par Marie de Médicis (1573-1642). Il s'agissait de la première statue royale érigée sur une place publique. Exécutée sur le modèle de Jean de Bologne (1529-1608), elle fut détruite à la Révolution. Les quatre esclaves du piédestal de Pierre Franqueville et ses aides furent épargnés et sont aujourd'hui conservés au Musée du Louvre. C'est en 1818 que fut inauguré la nouvelle statue d'Henri IV fondue sur le modèle de Lemot.
Face à cette statue, entre le Pont-Neuf et le Palais de la Cité, on aménagea la place Dauphine, ainsi nommée en l'honneur du futur Louis XIII (1610-1643), et une nouvelle voie sur la rive gauche : la rue Dauphine.

 

 

La Samaritaine


Salle 28, 1er étage, Hôtel Carnavalet
"Maquette de la Samaritaine du Pont-Neuf, (horloge époque Louis XVI)", Pasquier, Robin et Bourron

Sur le Pont-Neuf était autrefois dressé un pavillon sur pilotis qui abritait la pompe construite par l'ingénieur flamand Jean Lintlaer, pour l'alimentation en eau du Louvre et des Tuileries. Sur la façade un groupe sculpté et doré représentait Le Christ et la Samaritaine, ce qui valut à l'édifice sa dénomination populaire : la Samaritaine. Le bâtiment fut modifié dans un style plus classique au début du XVIIIe siècle par Robert de Cotte (1656-1735). Il fut démoli en 1813. Aujourd'hui un grand magasin voisin en conserve encore le souvenir.
Moyennant une redevance à la ville de Paris, des moulins flottants s'amarraient aux piles du pont, pour profiter de la force du fleuve. Ils furent démolis au XVIIIe siècle car ils gênaient la navigation. Dès le règne de Louis XV (1715-1774), on trouvait aussi des bains publics flottants le long des quais.

 

 

Une vie sur le pont

 

Salle 29, 1er étage, Hôtel Carnavalet
"Le Pont-Neuf et la pompe de la Samaritaine, vus du quai de la Mégisserie, 1777"
, Nicolas-Jean-Baptiste Raguenet 

Ce pont fut pendant longtemps le centre animé de la ville. Le commerce y prospérait : depuis la fin du règne de Louis XIII, les marchands y avaient installé leurs échoppes de bois dans les hémicycles latéraux. En 1775, elles furent remplacées par des boutiques en pierre, dessinées par l'architecte Soufflot (1713-1780), qui elles-mêmes disparurent au XIXe siècle. Les trottoirs étaient livrés aux petits métiers, aux vendeurs ambulants dont les "cris" s'entrecroisaient.
Son succès venait de la commodité d'une large chaussée, de ses trottoirs et surtout d'une grande innovation, l'absence de maisons le bordant qui en faisait un lieu de promenade privilégié, avec une vue spectaculaire sur le fleuve.