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Un château pour un royaume

Un château pour un royaume
  • Tête d'homme coiffé d'un chaperon (1410-1420) © Musée d’histoire de Budapest
Exposition

Un château pour un royaume

Histoire du château de Budapest

15 juin - 16 septembre 2001

Magyart, Saison hongroise en France (juin – décembre 2001), s’est ouverte à Paris par une exposition au Musée Carnavalet, qui en a été la principale manifestation.

Organisée conjointement par le Musée Carnavalet et le Musée d’Histoire de Budapest, cette exposition retrace les grandes heures du château de Budapest, tant de fois bâti, détruit et rebâti, véritable symbole de l’histoire mouvementée de la Hongrie. L’exposition évoque l’architecture du château, son décor, ses sculptures et présente les souverains qui y ont résidé : Sigismond et Matthias, Marie-Thérèse, François-Joseph et Élisabeth.

 

La naissance et le développement du château au Moyen Âge, pendant les règnes successifs des Anjou et de Sigismond de Luxembourg (roi de 1387 à 1437), sont évoqués, au début de l’exposition, grâce aux découvertes archéologiques récentes, dont une tenture montrée au public pour la première fois, et quelques unes des désormais célèbres statues gothiques. Des pièces insignes d’orfèvrerie médiévale, provenant du Trésor de la cathédrale d’Esztergom assurent la transition entre Moyen Âge et Renaissance.

Des manuscrits enluminés, une chasuble brodée de fils d’or et d’argent, des marbres sculptés sont les témoins du règne de Matthias Corvin (roi de 1459 à 1490), humaniste et mécène. Si l’époque de la domination turque (1541-1686) fut une période sombre pour la Hongrie et particulièrement pour Buda, des armes rappellent la splendeur des Cours ottomanes.

 

Après la reconquête par les Habsbourg, qui devaient occuper le trône de Hongrie pendant encore plus de deux siècles, le château fut rebâti et une vie de Cour se développa autour des Princes palatins : costumes et porcelaines accompagnent une galerie de portraits. Les premiers panoramas photographiques de la ville de Budapest sont exposés auprès d’une large collection de vues intérieures du palais agrandi et remanié au milieu du XIXe siècle. Le couronnement, en 1867, de l’empereur François- Joseph et d’Élisabeth comme roi et reine de Hongrie, illustré ici par les portraits des souverains, une selle d’apparat..., marqua l’apogée de la monarchie austro-hongroise.

Des dessins originaux retracent les étapes de la reconstruction du palais, accompagnés d’éléments des décors historicisants aménagés dans certaines salles du palais. Costumes, portraits et céramiques évoquent la vie de Cour jusqu’à la Première guerre mondiale, qui sonna le glas du royaume de Hongrie. Des photographies, dont une étonnante série peinte a tempera, représentent la vie mondaine brillante sous la Régence d’Horthy, puis les heures douloureuses de la Seconde guerre, avant que le château de Budapest, transformé en musée, ne soit désormais consacré à l’art et à l’histoire.

 

Les oeuvres exposées proviennent pour la plupart des riches collections du Musée d’Histoire de Budapest, situé dans le château même de Budapest, ainsi que d’autres institutions hongroises (Musée National, Bibliothèque Nationale, Evêché Esztergom...) et françaises (Bibliothèque nationale de France).

L’exposition s’articule autour d’une dizaine de salles, organisées de façon chronologique sur une période de près de huit siècles. Sont présentés environ 300 objets, regroupant des oeuvres aussi inédites qu’exceptionnelles : plus de trente peintures dont essentiellement des portraits des monarques qui se sont succédés sur le trône de la Hongrie, quelques costumes, ainsi que différentes sculptures, des monnaies, dessins, gravures, manuscrits…

Infos pratiques

COMMISSARIAT
Katalin Földi-Dózsa, directeur adjoint du musée d’histoire de Budapest
Rosine Trogan, conservateur en chef au musée Carnavalet
Assistée de Charlotte Lacour-Veyranne, attachée de conservation
SCÉNOGRAPHIE
Jean-Paul Boulanger, agence Pylône
PUBLICATION
Catalogue
Édition Paris-Musées
112 pages, 22 x 27 cm, illustrations en couleur (50) et en noir et blanc (40)

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