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Shanghaï d'hier et de demain (photographies)

Shanghaï d'hier et de demain (photographies)
  • Shanghaï 2002, Le tout Shanghaï de la mode pour le 100e numéro d’ELLE chinois / © Marc Riboud
Exposition

Shanghaï d'hier et de demain (photographies)

Musée d'histoire de Shanghaï 1911 - 1949 / Marc Riboud 1992 - 2002

10 DECEMBRE 2003 - 7 MARS 2004

Pour la toute première fois, le musée d’Histoire de la Ville de Shanghaï, qui offre dans le quartier futuriste de Pudong, au sein de la « Pearl-Tower », un gigantesque et merveilleux panorama de la ville, depuis le Moyen-Âge jusqu’à nos jours, présentait à l’extérieur de la Chine un ensemble de près de deux cents photographies qui illustrent les aspects les plus divers de la vie à Shanghaï, depuis la chute de l’empire, en 1911, jusqu’à la proclamation de la République populaire, en 1949.

Pour la plupart inédites en France, ces photographies montrent la plus cosmopolite des villes chinoises, cédant, dans les années vingt, à la mode des buildings et des néons qui dominent le Bund et bordent Nankin Road, alors que le quartier chinois vit encore dans des traditions commerciales et artisanales millénaires.

C’est un monde presqu’entièrement disparu de nos jours – Shanghaï est, depuis plus de dix ans un chantier de permanentes transformations – que nous offrent ces photographies. La vie mondaine est rythmée par des manifestations venues des puissances coloniales (compétitions sportives, défilés militaires, bals et fêtes, etc.), mais aussi par des cérémonies typiquement chinoises, et l’on peut apercevoir, à travers certains documents, l’interpénétration complexe, autant que prudente, des sociétés orientale et occidentale. La vie intellectuelle et politique se devine à travers les étonnantes photographies de groupe, dans lesquelles on sent une société à la fois tentée par l’Occident, mais consciente des valeurs de la civilisation chinoise. Ce grand écart se ressent, peut-être, encore mieux dans la confrontation des photographies de théâtre, aux troupes aussi multiples que leur répertoire est varié et ancré dans des traditions propres à chaque région, et celles des plateaux de cinéma, déjà fortement internationales.

Cette exposition permet de découvrir une collection de photographies qui, jusqu’ici, n’avait jamais quitté la Chine et une ville qui, au XXe siècle, a fasciné les voyageurs, les écrivains, les cinéastes et surtout les aventuriers.

C’est autour du regard de Marc Riboud, que se tient le volet contemporain de l’exposition Shanghaï d’hier et de demain au musée Carnavalet.

Marc Riboud découvre la photographie à l’âge de 14 ans en prenant ses premières photos avec l’appareil de son père. Invité par Henri Cartier-Bresson et Capa, il rejoint l’agence Magnum en 1953.
Rompant les amarres, il part alors aux quatre coins du monde dont il rapporte des images empreintes de sensibilité et de vérité humaine comme autant de notes de voyage. Il ne se dit pas reporter mais promeneur qui voyage à son rythme. Il évoque souvent les plaisirs de l’oeil et privilégie la beauté plutôt que les images choc, la violence ou les monstres.
« Les villes sont pour moi comme des amies, dit-il, j'ai envie de savoir ce qu'elles deviennent. Quand elles sont loin, elles me manquent. Il en va ainsi de Shanghaï comme de Naples, d'Istanbul et d'Alger. Toutes ces villes sont au bord de l'eau, est-ce pour cela que je les aime ? ».

Après une longue somnolence, Shanghaï renaît, plus éclatante, plus brillante, plus ambitieuse que jamais. Marc Riboud révèle en soixante-dix photographies noir et blanc le gigantisme de cette ville de verre et d’acier qui symbolise la nouvelle super puissance de la Chine. Pour Caroline Puel, journaliste et écrivain ayant reçu le prix Albert Londres pour ses reportages sur la Chine, Marc Riboud montre « avec cet oeil incroyable qui nous permet de découvrir ce que nous regardions sans voir [...] les beautés de la nouvelle Perle de l’Asie. Mais il la met en garde… de ne pas succomber à la tentation de Babel : la mesure fait partie de la vie. La démesure, ce n’est pas l’homme ! ».

COMMISSARIAT
Jean-Marc Léri, directeur du musée Carnavalet
Ralph Samuel Grossmann, conservateur au musée Carnavalet

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