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La transformation en musée

Resté demeure privée jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, l’hôtel fut occupé, durant la première moitié du XIXe siècle par diverses institutions d’enseignement, comme l’école des Ponts et Chaussées (1814-1829) ou l’institut Verdot. En 1866, il fut racheté par la Ville de Paris afin d’être transformé en musée consacré à l’histoire de la capitale. C’est Victor Parmentier, jeune architecte dont c’est la seule réalisation connue, qui fut chargé par le baron Haussmann des travaux de restauration et d’aménagement. Il rendit au corps de logis son aspect d’origine en restituant les hautes toitures pentues, les meneaux des fenêtres, les grandes cheminées, mais conserva les modifications apportées aux ailes latérales par Mansart, tout en remplaçant leurs toitures à doubles pentes par des terrasses.
En raison des incendies de la Commune (1871), qui avaient détruit les collections destinées au musée, celui-ci ne put ouvrir ses portes qu’en 1880. Entre temps (dès 1872), une partie des locaux avaient été investis par la bibliothèque historique, nouvelle institution destinée à remplacer la bibliothèque de l’Hôtel de Ville disparue dans les flammes.



Les agrandissements de l’hôtel Carnavalet

La présence de cette bibliothèque, non prévue à l’origine, imposa de construire des ailes autour du jardin pour y installer les collections du musée. On y intégra des éléments de divers édifices voués à la démolition : l’arc dit de Nazareth (1552), enjambant autrefois la rue du même nom dans le quartier englobé par les agrandissements du Palais de justice ; la façade du Bureau des Marchands Drapiers (1660) provenant de la rue des Déchargeurs ; l’avant corps central de l’hôtel de Choiseul (1710), qui se trouvait rue Saint-Augustin. On remonta aussi, à l’intérieur des nouveaux bâtiments, les décors, dus à Charles Le Brun (1619-1690), provenant de l’hôtel de l’abbé La Rivière, au 12, de l’actuelle place des Vosqes.
Le déménagement de la bibliothèque vers l’hôtel Le Peletier, à partir de 1896, permit aux collections de s’étendre quelque peu, mais d’une manière insuffisante et, dès 1907, on entreprit des travaux qui allaient doubler la surface du musée et qui ne furent achevés, en raison de la Grande Guerre, qu’en 1920. C’est alors que furent construits les bâtiments autour de la cour Henri IV – qui tire son nom de l’effigie équestre du roi, due à Henri Lemaire (1798-1880), provenant de l’ancien Hôtel de Ville, où elle avait été placée, au dessus de la porte principale, en 1834 –, et autour de la cour dite de la Victoire – où a été installée en 1950 la Victoire de Louis Boizot (1743-1809), provenant de la fontaine du Palmier (1807), place du Châtelet, où elle est remplacée par une copie. C’est également en 1950 que furent redessinés les parterres des jardins, dans un esprit classique en accord avec le cadre monumental qui les entoure.

Crédit photographique: Première salle des enseignes © DAC - Antoine Dumont