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Trousse de chirurgien gallo-romaine

Trousse de chirurgien gallo-romaine

Musée Carnavalet - Histoire de Paris
Dernier quart du IIIe siècle après J.-C.?
180, avenue de Choisy à Paris (ancienne nécropole Saint-Marcel )

Dépôt funéraire (35 objets et 74 monnaies) mise au jour par Eugène Toulouze en 1880.

Tôle de bronze et bronze martelés, coulés ou torsadés, laiton (?), argent plaqué, marbre et pierre noire taillés, monnaies frappées.
AM 1071
Date d'acquisition: 04 avril 1991

Dépôt funéraire (35 objets et 74 monnaies) mise au jour par Eugène Toulouze en 1880.

Ces vestiges représentent l’ensemble d’une trousse de chirurgien antique, datant de la seconde moitié du  IIIe siècle, trouvée dans une nécropole du 13e arrondissement de Paris à la fin du XIXe siècle.
Composés de 32 objets en métal, 2 en pierre et 75 monnaies dont les plus anciennes datent du règne de Victorin (270 apr. J.-C.), ces vestiges ont été inhumés avec leur propriétaire, au sud de Lutèce et au bord d’une des routes allant vers l’Italie.
A l’époque gallo-romaine, peu de sépultures contiennent des outils renseignant le métier du défunt. C’est ce qui fait de cette trousse de chirurgien une découverte tout à fait essentielle d’autant plus que les instruments, disposés dans un bassin en bronze, sont extrêmement bien conservés.

La plupart de ces instruments correspondent à des types bien connus tant dans la Grèce ancienne que dans l’Empire romain, instruments relatifs à la chirurgie fine. Ils témoignent d’une activité médicale courante constituée de petite chirurgie et de préparation de produits pharmaceutiques.

Parmi les éléments les plus remarquables de cette trousse, on trouve deux ventouses. Ces instruments permettaient, selon la théorie d’Hippocrate, de rétablir l’équilibre entre les humeurs (le sang, la bile, la lymphe et l’atrabile) attirées sous la surface de la peau lorsqu’elles sont en excès.

On trouve également trois manches de scalpels ainsi qu’une série de différentes pinces dont deux à branches droites qui devaient servir aux dissections.

Des étuis cylindriques permettaient de ranger les instruments ; quatre des huit étuis retrouvés sont encore complets.

Pour réaliser ses préparations pharmaceutiques, le médecin employait un instrument terminé par une petite coupelle ovale qui permettait d’écraser les ingrédients avant de les mélanger sur une tablette en marbre jaune. Les médicaments en poudre pouvaient notamment être soufflés dans la gorge ou dans le nez grâce à un tube en laiton. La petite louche à bec permettait de verser les préparations liquides.

La trousse contient également une fourchette à trois dents faite en fils de bronze, ainsi qu’une boîte en bronze rectangulaire à deux compartiments dans laquelle étaient rangées les préparations solides.

Nous pouvons également y voir une petite pierre noire polie qui avait peut-être une fonction d’amulette.

Salle : Salle de l'Orangerie
Collection : Archéologie
Mode d'acquisition : Achat en vente publique (ancienne collection Toulouze-Piketty-Taté)
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© Musée Cernuschi