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Secrétaire à abattant

Secrétaire à abattant

Gaspard Schneider

Musée Carnavalet - Histoire de Paris
Vers 1787
Bâti : chêne ; placage : laque du Japon, vernis, amarante, ébène ; bronzes ciselés et dorés, marbre brocatelle violette de Tortosa d'Espagne
Hauteur: 120 cm Longueur: 60 cm Profondeur: 35 cm
MB 719
Date d'acquisition: 04 décembre 1991

La qualité d'exécution de ce secrétaire est bien caractéristique de la production de Gaspard Schneider, ébéniste qui reçut la maîtrise en 1786. Originaire d'Allemagne, il semble avoir travaillé à ses débuts en France dans l'atelier de Martin Carlin, autre grand représentant du style Louis XVI. C'est certainement au contact de cet ébéniste qu'il acquit ce grand savoir-faire et ce goût des meubles précieux. 

La seconde moitié du XVIIIe siècle voit les innovations se multiplier en matière de mobilier. Les ébénistes encouragés par les marchands-merciers que l'Encyclopédie définit comme " marchands de tout, faiseurs de rien ", n'hésitent pas à recourir aux matériaux les plus variés pour les appliquer à leur art : panneaux de laque, plaques de porcelaines, fragments de nacre, mais aussi teintures multiples et gravures du bois. De même ils exploitent toutes les possibilités offertes par le bois selon son débit en bois de bout ou en bois de fil, pour obtenir des effets géométriques à partir du jeu des fibres. Ce n'est plus tant par la recherche des formes que les ébénistes tentent de séduire leur clientèle, mais par l'originalité et la préciosité du décor. L'utilisation du laque n'est pas nouvelle, elle est apparue vers 1745 et connaît un nouveau succès dans les années 1780. La richesse du matériau convenait tout particulièrement à ce type de meuble destiné à l'exercice de l'écriture.
Comme tel, à abattant, le secrétaire fait son apparition dans les années 1760 ; il est une parfaite illustration du meuble Louis XVI : des lignes droites, des pieds en gaine renflés dans leur partie supérieure et réunis par une tablette d'entretoise, légèrement découpée, le tout délicatement enrichi de motifs en bronze ciselé et doré. L'intérieur, plaqué d'acajou, révèle la même simplicité et se compose de tablettes et petits tiroirs dont l'un recèle l'encrier et le poudrier.

Salle : Salle 55 / Boudoir bleu Breteuil
Collection : Mobilier
Marques Inscriptions Poinçons : Estampille : Sur le montant arrière gauche : "CASPAR-SGNEIDER / JME"
Mode d'acquisition : Legs Alexandre Pomeranz, provient de la collection Marron-Pomeranz
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© Musée Cernuschi