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La marquise de Sévigné (1626-1696)

La marquise de Sévigné (1626-1696)

Claude Lefèbvre

Musée Carnavalet - Histoire de Paris
Vers 1665
Huile sur toile
Hauteur: 81,20 cm Largeur: 65 cm
P 1978
Date d'acquisition: 06 décembre 1960

Ce portrait est presque constamment resté dans la descendance de l’épistolière jusqu’en 1937. Son auteur est l’un des meilleurs portraitistes français du XVIIe siècle. On peut lui attribuer une date comprise entre 1662 et 1665. La marquise de Sévigné a donc un peu moins de quarante ans. Elle porte des vêtements de petit deuil, étant veuve depuis l’âge de vingt-cinq ans (on sait que son mari, qui ne l’avait pas rendue heureuse, fut tué dans un duel par le chevalier d’Albret). De cette gamme austère de noirs, de blancs, de gris et de bruns, le peintre a joué avec beaucoup de délicatesse, tout en traduisant la vie par la fraîcheur des carnations et le velouté du regard. La sensibilité de la touche, le naturel de la pose et la magie du clair-obscur contribuent au charme expressif de cette aimable physionomie. L’expression spirituelle et animée que le peintre sut donner à ce portrait rend bien compte de la vivacité d’esprit de la plus illustre des locataires de l’hôtel Carnavalet, épistolière réputée dont les lettres nous ont laissé un tableau brillant et très vivant de la société de son temps, servi par une vigueur et une liberté de style exceptionnelles à l’époque classique.
La gravure réalisée par Pelletier de ce portrait sert de frontispice à la deuxième édition des lettres de Madame de Sévigné, publiée en 1754 par le chevalier Perrin

En savoir +

Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, est née dans le Marais en 1626 (place Royale, dans l’hôtel portant aujourd’hui le n°1 bis de la rue d’Agaury). Elle y habita plusieurs demeures dont l’hôtel Carnavalet de 1677 à 1696, année de sa mort. L'hôtel Carnavalet était pour elle une véritable demeure familiale. Elle y avait ses appartements au premier étage (l'étage noble) du corps de logis principal. Au même étage, son oncle l’abbé de Coulanges s’installa dans l’aile droite, son fils, le jeune marquis de Sévigné, dans le bâtiment de l’entrée. Son gendre, le comte de Grignan occupait le rez-de-chaussée du corps de logis principal pendant ses séjours à Paris.

Auteur de la notice : Bernard de Montgolfier
Salle : Salle 21
Collection : Peintures
Mode d'acquisition : Achat en vente publique
Référence(s)

Paris au XVIIe siècle, bulletin du musée Carnavalet, 1992, n°1 et 2, édité par la société des amis du musée.

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