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Présentation détaillée du département des peintures

 Présentation détaillée du département des Peintures 

 

La série topographique est riche d’environ six cent œuvres qui montrent les aspects les plus divers de la capitale, du XVIe siècle à nos jours. On y trouve des signatures illustres – Hubert Robert, Signac ou Foujita – côtoyant des noms moins connus, – avec quelques artistes « maison », comme Raguenet, Demachy ou Grevenbroeck, pour le XVIIIe siècle, ou Bouhot et Canella pour le début du XIXe siècle ; pour la fin du XIXe siècle, des œuvres aux marges de l’impressionnisme, par Ten Cate, Boggs, Lepère ou Guillemet, voisinent avec celles d’artistes, aujourd’hui injustement méconnus, comme Dargaud, Lansyer, Bonneton ou Marec, qui restituent une image fidèle de la ville, complémentaire du témoignage de la photographie. On trouve enfin des vues de Paris au XXe siècle, conciliant la qualité picturale des œuvres et les impératifs iconographiques du musée, par des artistes comme Devambez, Marquet, Waroquier, Jouve, Boutet de Monvel, Gromaire, Leroux, Picasso ou Courmes.

 

Une autre série très riche est formée par les scènes historiques – qui, souvent, ont également un intérêt topographique. La Procession de la Ligue, en 1590, l’Inauguration de la place Royale, en 1612 ou l’Ambassadeur de la Sublime Porte, Mehemet Effendi, sortant de l’audience accordée par le roi, en 1721 en sont quelques exemples pour l’Ancien Régime. La période révolutionnaire est particulièrement bien représentée avec des œuvres montrant la plupart des événements importants, de la Prise de la Bastille à l’Exécution de Louis XVI, de la Fête de la Fédération à la Profanation des tombeaux de Saint-Denis. Les grands soubresauts politiques du XIXe siècle – les journées de juillet 1830, la révolution de 1848 ou la Commune – sont représentés par de nombreuses œuvres, mais aussi l’Attentat de Fieschi, en 1835, l’Attentat d’Orsini, en 1858, ou des événements plus pacifiques, comme l’Érection de l’obélisque de Louxor, en 1836, ou l’Arrivée à Paris de la reine Victoria, en 1855.

 

La série des portraits, avec environ 600 œuvres, forme une exceptionnelle galerie d’hommes, illustres ou moins connus, qui ont vécu à Paris et ont forgé son image. On rencontre, au fil des salles, des portraits de souverains : François Ier, Henri IV, Louis XIII, Louis XVI ou Charles X ; des effigies révolutionnaires, devenues emblématiques du musée : Robespierre, Desmoulins, Danton, Saint-Just, Marat ou Madame Tallien ; des figures politiques,  intellectuelles ou artistiques aussi diverses que Voltaire, Henri Rochefort, Molière, Madame Récamier, Liszt, Haussmann, Franklin, la Comtesse de Castiglione ou Sarah Bernhardt ; des écrivains qui illustrent le foisonnement intellectuel de la capitale au début du XXe siècle tels, Anatole France, Paul Adam, Octave Mirbeau, Jules Romains, Roland Dorgelès ou Anna de Noailles ; sans oublier les portraits de Madame de Sévigné et des ses proches, qui furent pendant vingt ans les locataires de l’hôtel Carnavalet.

Les scènes de genre sont également nombreuses : une Réunion d’artistes, anonyme, vers 1700, la Partie de tric-trac, par Garneray, le Contrat de mariage interrompu, par Garnier, Une mère regardant ses enfants jouer, par Dumesnil, sont autant de scènes intimistes qui restituent la vie quotidienne au XVIIIe siècle. L’importante suite d’œuvres de Béraud, de Truchet ou de Gervex, joue le même rôle pour la Belle Époque.

Le musée s’affirme également comme le conservatoire des grands décors parisiens, civils ou religieux, disparus ou déplacés au cours des transformations de la capitale. S’y trouve rassemblée, par exemple, une très belle série d’esquisses de Vouet, Le Brun, Poerson, Pierre Mignard, Nicolas Loir ou Michel Corneille, brillants témoins de la grande peinture parisienne du XVIIe siècle.
Enfin parmi les décors entiers qui ont été remontés au musée, on notera particulièrement les plus anciens – cabinet doré et grande chambre de l’hôtel La Rivière, avec leurs plafonds peints par Charles Le Brun (1653) –, et le plus récent – salle de bal de l’hôtel de Wendel, entièrement peinte par José-Maria Sert (1925).