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Exemples de travaux exécutés

Cas n° 1 : Anonyme, Le Buste de Marat jeté aux égouts, 1795, lavis d’encre, inv. D 3095



A gauche : lavis avant restauration, A droite : lavis après restauration
Elimination des taches de « scotch »
© Atelier de restauration – M. Navarre


Ce dessin présente une trace d’un adhésif jauni (type « scotch »)  qui a pénétré dans les fibres du papier.
Un traitement associant talc de Venise et solvant approprié permet d’éliminer cette tache.
Le talc a l’avantage d’éviter toute formation d’auréole (qui se serait produite si l’on avait appliqué directement le solvant sur l’œuvre), tout en absorbant les composants colorés de l’adhésif altéré.

 

Cas n° 2 : Hubert Robert, La Serre des ficoïdes du Jardin des Plantes, 1785, sanguine, inv. D 5342



A gauche : sanguine avant restauration, A droite : sanguine après restauration
Atténuation des taches de foxing (rousseurs) par traitement à l’eau ammoniaquée sur feutre
© Atelier de restauration – H. Pradel

 

Certains documents, jaunis par le temps, dont le tracé est insoluble dans l’eau (comme certaines estampes), peuvent être lavés par immersion : les produits de dégradation et d’oxydation de la cellulose vont être solubilisés.
Par contre, les œuvres aux techniques plus fragiles comme c'est ici le cas avec ce dessin à la sanguine, (tout comme les crayons, fusains, pastels, aquarelles, gouaches, encres, etc.) ainsi que les gravures rehaussées de couleurs sensibles ne peuvent être immergées en totalité : un traitement spécifique de lavage existe, il s'agit du lavage sur feutre à l’aide d’eau ammoniaquée. Le jaunissement se dépose par capillarité de manière très visible sur le molleton de polyester. Un rinçage à l’eau est effectué selon le même procédé.

 

Cas n° 3 : Gaspard Gsell, Projet de vitrail, XIXe siècle, crayon et aquarelle sur papier-calque, inv. D 14638 (151)



A gauche : papier-calque avant restauration, A droite : papier-calque après restauration
Consolidation et doublage d’un papier transparent
 © Atelier de restauration M. Navarre / H. Pradel

 

Les papiers-calque sont des matériaux très fragiles car leur procédé de fabrication engendre leur auto-destruction. Avec le temps, l’air et la lumière provoquent leur oxydation. Ils deviennent alors très cassants. Des déchirures apparaissent, jusqu’à parfois même totalement fragmenter les œuvres.
Pour faire retrouver leur cohésion aux calques, il faut les consolider. Afin de ne pas perdre leur transparence, nous utilisons un voile extrêmement fin de papier-Japon, (5g/m2), que nous collons au verso du dessin, sur toute sa surface.
Le choix de la colle employée pour ce type de doublage est important : nous utilisons un adhésif soluble dans l’alcool, qui limite l’allongement des fibres du papier et redonne de la souplesse à celui-ci.