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Rébellion royaliste écrasée devant Saint-Roch par les troupes commandées par Bonaparte.

Rébellion royaliste écrasée devant Saint-Roch par les troupes commandées par Bonaparte.

Auguste Raffet

Musée Carnavalet - Histoire de Paris
dessin
39 x 49,9

Après avoir été menacée sur sa gauche au printemps, la Convention dut faire face à l'automne à une autre insurrection, réactionnaire cette fois. Elle était d'ailleurs hétéroclite, les royalistes n'en constituant qu'une partie. Mais elle révélait que la contre-révolution restait bien vivace, à l'intérieur comme à l'extérieur, où le comte de Provence, frère de Louis XVI, avait "succédé" le 8 juin à son neveu mort au Temple.

 

La décision des Conventionnels, sur le point de se séparer, de se maintenir, à hauteur des 2/3, dans le futur corps législatif, déclencha le 12 vendémiaire un soulèvement d'environ 10.000 hommes armés. Face à eux, le pouvoir ne disposait que de 6.000 combattants, mais Barras en donna le commandement au jeune général Bonaparte, qu'il connaissait depuis Toulon. Ce dernier, artilleur de formation, sut habilement utiliser ses canons. Des affrontements assez vifs eurent lieu autour des Tuileries, faisant environ 500 tués, mais le soir du 13 la Convention était sauvée. Bonaparte dut à cette journée le surnom de "général Vendémiaire" et surtout sa véritable ascension : quelques mois plus tard il recevra le commandement de l'armée d'Italie.

 

La gravure montre le "nettoyage" des dernières positions rebelles devant l'église Saint-Roch. Dans ce type de combat les canons, chargés à mitraille, projetaient des billes de plomb et des morceaux de ferraille. On peut imaginer les ravages à faible distance, contre une troupe compacte…

Auteur de la notice : Philippe de Carbonnières
Collection : Cabinet des arts graphiques
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