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Massacre des 2,3,4,5 et 6 Septembre 1792

Massacre des 2,3,4,5 et 6 Septembre 1792

Pierre-Gabriel Berthault et Jacques François Joseph Swebach-Desfontaines

Musée Carnavalet - Histoire de Paris
1792
Eau-forte et burin
Hauteur : 29,7 cm Longueur : 46 cm
G 28569

De nombreux prisonniers politiques s'entassaient dans les prisons de la capitale, souvent d'anciens couvents. Il s'agissait surtout de Suisses rescapés de la tuerie du 10 Août, de nobles de la Cour et de prêtres réfractaires. On les avait mêlés aux prisonniers de droit commun.

L'avance des troupes prussiennes inquiétait la population parisienne, redoutant qu'en cas de victoire ennemie, tous ces contre-révolutionnaires ou "aristocrates", une fois libérés, ne prient la tête de l'épuration en dénonçant les patriotes. Début septembre, à l'annonce de la chute de Verdun, qui était comme la "porte de Paris", cette inquiétude se changea en fureur. Des volontaires pour le front et des sans-culottes, rassemblés en groupes incontrôlables, se ruèrent sur les prisons pour "faire justice des traîtres".

Durant plusieurs jours des tribunaux improvisés, sans aucune légitimité, expédièrent à la mort des centaines de malheureux. Les jugements, hâtifs, ne prononçaient que deux sentences, la liberté ou l'exécution, immédiates. Les groupes de tueurs attendaient les condamnés à la sortie, et les massacraient à l'arme blanche. Parmi les victimes (environ 1600) il y eut aussi beaucoup de droit commun n'ayant rien à voir avec la politique, et de nombreux innocents, comme cette cinquantaine de prostituées de la Salpêtrière, violées avant d'être lâchement assassinées. Danton, alors ministre de la Justice, et tribun fort populaire, ne fit rien pour empêcher ces horreurs.

Auteur de la notice : Philippe de Carbonnières
Salle : Cabinet des estampes
Collection : Cabinet des arts graphiques
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© Musée Cernuschi