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Benjamin Franklin

Benjamin Franklin

Joseph Siffred Duplessis

Musée Carnavalet - Histoire de Paris
s. d.
Huile sur toile
Hauteur : 73 cm Longueur : 58 cm
P1074

Peintre de genre et de portraits, Joseph Siffred Duplessis (1725-1802), originaire de Carpentras, à Paris à partir de 1752, expose au Salon  de 1769 à 1789 (puis en 1801) et est élu académicien en 1774. Il est tenu en grande réputation par le roi et la Cour et l’aristocratie se presse chez lui. Celui qui est surnommé le « Peintre de la Nature » par la critique du Salon acquiert sa réputation pour la ressemblance, l’expression vivante des têtes, la vérité du coloris et des chairs, le moelleux et la fermeté de sa touche. Il utilise volontiers une gamme chromatique sobre, dépeint ses modèles dans une pose simple.

 

Il est à l’apogée de sa gloire dans les années 1770, lorsque le fortuné Le Ray de Chaumont lui commande, en amateur avisé, un portrait de Benjamin Franklin (1706-1790) afin, sans doute, de mettre en valeur sa relation avec le Sage américain : Le Ray permettra la diffusion de l’image comprenant le cadre du tableau, portant la laconique inscription « Vir » dans le cartouche, par le biais de la gravure. Duplessis se taille un vif succès au Salon de 1779, avec cette effigie montrant « au naturel » un homme âgé –les chairs du visage sont flasques, le nez s’est arrondi avec les années-, au regard vif, sans perruque, en redingote dans une attitude familière qui correspond au genre du portrait d’artiste. Fort du succès de cette œuvre et de la réputation de son modèle, Duplessis en réalise de nombreuses répliques en format ovale ou rectangulaire, jusqu’en 1801. Afin de s’épargner de pénibles séances de pose, Franklin répond aux nombreuses sollicitations d’obtenir son effigie en recommandant la copie de ce tableau. Madame Helvétius en possède un exemplaire, de même que Jefferson. La fermeté de la touche de la version inachevée du musée Carnavalet en atteste le caractère autographe.

 

Duplessis crée une nouvelle version du portrait, en 1783, en habit gris et cravate, qui sert également de modèle à plusieurs répliques, d’après un pastel de 1778 offert par l’Américain à son voisin et ami Louis Le Veillard. Le tableau inspire des miniatures, y compris par son auteur, ainsi que des copies d’autres peintres tels Ducreux et Wright en 1782, Boze vers 1783.

Auteur de la notice : Miriam Simon
Collection : Peintures
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