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Portrait de Madame Tallien (1773-1835)

Portrait de Madame Tallien (1773-1835)

Baron François Gérard
(1770 - 1837)

Musée Carnavalet - Histoire de Paris
Vers 1805
Huile sur toile
Hauteur: 212 cm Longueur: 127 cm
P 2738
Date d'acquisition: 15 avril 2001

Pour être resté jusqu’à une date récente dans la descendance du modèle, le portrait de Madame Tallien (1773-1837), pourtant l’un des plus spectaculaires qui soient dus au pinceau de Gérard, est resté peu connu. Il ne figura pas au Salon et l’on ignore avec certitude jusqu’à sa date de réalisation. Les premiers biographes de Gérard le datent de 1802 ou de 1804 ; la présence d’une alliance au doigt de la belle Thérésia autorise pourtant à penser qu’il fut réalisé après le mariage de l’ex-Madame Tallien avec le comte de Caraman, en 1805.
Gérard a représenté Madame Tallien dans des vêtements à l'antique dont elle avait imposé la mode sous le Directoire. Il a rendu avec brio la stature majestueuse, le visage à la parfaite régularité, l'expression bienveillante de celle dont tous ses contemporains ont loué aussi bien la beauté que la bonté. La couronne d’anémones que porte le modèle avait sans doute un sens, mais la signification que lui attribue le plus souvent le langage des fleurs, la persévérance, est d’interprétation malaisée.


La Ville de Paris a pu se porter acquéreur, en 2001, en vente publique, de ce magnifique portrait. Grâce à cet achat, une œuvre majeure du néoclassicisme français représentant une personnalité emblématique de la période révolutionnaire et de l'histoire de Paris, entre dans les collections permanentes du musée Carnavalet. Elle rejoint ainsi le portrait de Madame Récamier, autre chef-d'œuvre de Gérard ; les deux femmes, qui étaient amies et qui furent l'une et l'autre des personnalités en vue sous le Directoire et le Consulat, sont pour toujours, de nouveau réunies.



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L'influence exercée par la belle Thérésia Cabarrus sur Tallien, qui allait devenir son mari, alors que ce dernier représentait le Comité de Salut public à Bordeaux, lui permit d'adoucir les effets de la Terreur et de sauver de nombreuses vies humaines. Son dévouement allait lui valoir le surnom de Notre-Dame de Bon Secours. C'est un autre surnom, celui de Notre-Dame de Thermidor, qu'elle allait recevoir ensuite à Paris, après la chute de Robespierre. Elle devint, sous le Directoire et le Consulat, une véritable reine de la société parisienne, imposant les modes et les usages nouveaux. Divorcée en 1802 de Tallien, qu'elle avait épousé en 1794, elle se remaria en 1805 avec le comte de Caraman, plus tard prince de Chimay, qu'elle suivit en Belgique sous la Restauration.

Auteur de la notice : Jean-Marie Bruson
Salle : Salle 115
Collection : Peintures
Mode d'acquisition : Achat en vente publique avec l'aide des amis de Carnavalet et de la baronne Élie de Rothschild en 2011
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