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La garde nationale de Lafayette tire sur le rassemblement de pétitionaires (cordeliers...) républicains sur l'autel de la patrie.

La garde nationale de Lafayette tire sur le rassemblement de pétitionaires (cordeliers...) républicains sur l'autel de la patrie.

Jean-Louis Prieur et Pierre-Gabriel Berthault

Musée Carnavalet - Histoire de Paris
1791
Eau-forte et burin
Hauteur : 30,1 cm Longueur : 40,6 cm
G. 28410

La fuite de Louis XVI, puis sa déchéance, avaient révélé que la France pouvait très bien vivre sans roi; et le discrédit désormais attaché à ce dernier avait remplacé l'attachement sincère, quasi religieux, à sa personne. Dès lors, certains commencèrent à parler de république, mais l'Assemblée, qui préparait depuis deux ans une Constitution, avait besoin d'un monarque. Dans cette optique, les députés (en majorité conservateurs) avaient inventé la fable de "l'enlèvement" du roi, mensonge dont personne n'était dupe…

A l'instigation du club des Cordeliers, une pétition fut organisée, réclamant la déchéance pure et simple de Louis XVI, et la proclamation de la république. Des registres destinés à recevoir les signatures avaient été placés sur l'autel de la Patrie, au Champ-deMars ─ là même où un an plus tôt le roi avait prêté serment de fidélité à la Nation.

Le rassemblement ne présentait aucun caractère insurrectionnel, et la foule des pétitionnaires, sans armes, comportait beaucoup de femmes, d'enfants, de vieillards. Néanmoins, sur l'ordre de l'Assemblée et de la municipalité parisienne, la garde nationale ouvrit le feu, provoquant la panique, chargeant les fuyards à la baïonnette. On releva plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés.

Suite logique de Varennes, cet épisode sanglant marqua un tournant dans l'histoire de la Révolution.

Auteur de la notice : Philippe de Carbonnières
Salle : Cabinet des estampes
Collection : Cabinet des arts graphiques
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© Musée Cernuschi