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La cour carrée du Louvre au début du XVIIe siècle

La cour carrée du Louvre au début du XVIIe siècle

Féodor Hoffbauer

Musée Carnavalet - Histoire de Paris
Vers 1890
Aquarelle
Hauteur : 18,30 cm Longueur : 29,70 cm
D. 7909

Lorsque François Ier, à son retour de captivité en 1527-1528, choisit Paris pour y réinstaller la cour, il met fin à un siècle de vie des souverains dans le Val de Loire (Charles VII, Louis XI, Charles VIII et Louis XII). Paris était restée la capitale administrative du royaume au XVe siècle mais en 1527 elle retrouve entièrement son importance royale. Il reste à pourvoir l’Île-de-France de résidences royales au goût du jour et les chantiers sont lancés au bois de Boulogne (Madrid et La Muette), à Fontainebleau ou Saint-Germain-en-Laye. La forteresse du Louvre (voir dans la frise du musée, à la date de 1202, le Louvre de Philippe Auguste), malgré l’aménagement de logis par Charles V au XIVe siècle, restait une forteresse peu accueillante. Le donjon du XIIe siècle fut la première partie du Louvre médiéval à être détruite sur ordre de François Ier, en 1528. On imagine cependant quel effet pouvait avoir le reste de la forteresse médiévale sur Catherine de Médicis qui arriva de Florence à Paris en 1533 pour épouser le futur Henri II. On peut s’en faire une idée en visitant, dans l’actuel musée du Louvre, les fossés du Louvre médiéval accessibles sous la Cour carrée.

Il faut attendre 1546 pour que les travaux d’une nouvelle aile de la Renaissance soient véritablement lancés. A cette date, la commande de François Ier ne constitue qu’un quart de la Cour carrée actuelle : le projet fut étendu puis terminé par les rois Louis XIII et Louis XIV. Deux grands artistes allièrent leurs talents pour offrir, à la fin du règne de François Ier et au début du règne d’Henri II, ce qui allait devenir le prototype de l’art classique français : Pierre Lescot (1515-1578) pour l’architecture et Jean Goujon (v. 1510- v. 1566) pour la sculpture, le style de ce dernier se retrouvant aussi, à la même époque, à l’hôtel Carnavalet. Leur œuvre commune consiste en la façade ouest de l’aile située entre le pavillon de l’horloge et la Seine contenant l’escalier à rampes avec voûte à caissons et la célèbre salle des Cariatides.

Sur cette reconstitution de la fin du XIXe siècle, Féodor Hoffbauer s’appuie sur des estampes d’Israël Silvestre et de Jacques Androuet du Cerceau et des peintures de Zeeman conservées au musée Carnavalet et au Louvre pour rendre cet état hybride et presque romantique avant l’heure d’un palais Renaissance, à gauche de l’image, en train de l’emporter sur un ancien château-fort, à droite.

Auteur de la notice : Florian Meunier
Salle : Réserve des dessins
Collection : Cabinet des arts graphiques
Référence(s)

Michel Fleury et Venceslas Kruta, Le château du Louvre : guide et monographie, Paris, 1990 (avec rééditions ultérieures)

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