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Adoption du calendrier révolutionnaire

Adoption du calendrier révolutionnaire

Anonyme

Musée Carnavalet - Histoire de Paris
Eau-forte
46,6 x 35,3
G29828

Dès le début de la Révolution on est conscient de la rupture qui s'est établie avec le passé. Dans un souci général de régénération, des propositions de changer le calendrier sont faites dans certains journaux. "L'ère de la Liberté" est sensée débuter le 14 juillet 1789, décrets, allégories ou médailles étant très souvent datés de cette manière.

 

Mais c'est à l'automne 1793 que les choses se précisent, lorsque la Convention désigne un comité chargé d'établir un nouveau calendrier, démarrant rétrospectivement au 22 septembre 1792,"An I". Hommes de lettres et savants lui donneront une forme décimale et naturaliste. L'année, composée de 12 mois de 30 jours (plus 5 jours de récupération, les "sans-culottides") est divisée en semaines de  10 jours. Le dimanche est remplacé par le décadi, ce qui fait l'affaire des patrons mais pas du petit peuple, qui doit désormais attendre 9 jours pour se reposer !... Le poète Fabre d'Eglantine a doté les mois de noms aux sonorités bucoliques, évoquant les saisons et la vie champêtre, les jours étant quant à eux désignés par des noms plus prosaïques, destinés à glorifier les travaux "utiles".

 

Le calendrier révolutionnaire n'aura pas le temps de s'imposer vraiment dans la vie quotidienne, où d'ailleurs on l'associera le plus souvent à l'"ancien style". Après 13 ans d'existence, il sera supprimé le Ier janvier 1806.

Auteur de la notice : Philippe de Carbonnières
Collection : Cabinet des arts graphiques
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© Musée Cernuschi